Le Cailly est une petite rivière issue des plateaux crayeux, alimentée par de multiples sources qui jaillissent au pied des coteaux sur la totalité de son cours. Elle s’étire de sa source à son embouchure sur 30km et la Clérette, son affluent, sur 11km. Le bassin versant qui leur est associé s’étend quant à lui sur 246km2. Au Moyen Âge, quand l’unique source d’énergie motrice était le courant des rivières, de nombreux moulins s’établirent sur son cours pour moudre les céréales, puis produire le papier de chiffon utilisé par l’imprimerie. À la fin du XVIIe siècle, après la guerre d’indépendance, le port de Rouen se mit à importer du coton des États-Unis et les bords du Cailly se couvrirent alors de filatures, d’usines de tissage et autres teintureries, pour fabriquer toiles et indiennes qui connurent un véritable engouement pendant près de deux siècles. Vers 1850, 120 usines s’échelonnaient tout au long de la rivière entre Malaunay et Déville-lès-Rouen. Le Cailly souffrit durant des siècles de cette activité usinière intensive, tant en termes de dégradations de ses abords que de pollutions chroniques. Fort heureusement, depuis une trentaine d’années, les collectivités conjuguent leurs efforts pour que la rivière redevienne un pôle d’attractivité dans les territoires urbanisés qu’elle traverse. À Maromme, le Cailly fait notamment l’objet de réaménagements visant à restaurer sa continuité écologique et à permettre le développement de la biodiversité qu’il abrite.